Maisuong's Blog

Mes fic Yaoi, ici il n'y a que des fics yaoi originales, pas de fanfiction (du genre sasuXnaru).

23 mai 2009

Sans visage [chap 5]

fufufu voila un nouveau petit chapitre! J'espère que ça vous plaira!! Bon week end!!!

CHAP 5

            Je restai là, à terre, ne trouvant pas la force de me relever. J'entendais ce qu'il se passait autour de moi. Mon corps ne répondait plus à mes attentes et mon esprit semblait figé dans une autre dimension. J'entendis quelques pas se faire plus loin: lourd et traînant, râpant la terre de ses semelles. Je commençais à avoir froid, mes yeux avaient beau être fermé je pressentait de l'ombre sur moi, recouvrant mon corps. Je me décidai enfin à ouvrir les yeux: d'abord le flou, puis un picotement me laissant pleurer quelques larmes. J'essayai de bouger petit à petit, reprenant possession de mon corps. Une vive douleur m'élança, mon ventre était comme troué de part et d'autre et mes mains écorchées me piquaient m'obligeant à serrer les dents pour ne pas gémir. Une fois debout, un liquide visqueux coula sur l'intérieur de mes cuisses jusqu'à mes pieds. Je fis quelques pas et m'appuya de tout mon poids contre le muret. Je glissai alors mes doigts plus bas et essayai de m'en enlever le plus possible. Mes doigts étaient devenus collants, je me sentais tellement sale, là dans la poussière à moitié nu. Je finissais et ramassai mes affaires avant de partir en boitillant.

*****

            Après son appel je sortis hâtivement de la salle de physique qui avait duré un peu plus longtemps que prévus. J'étais sûre qu'il lui était arrivé quelque chose et mes pensées se dirigèrent directement vers son appartement. Je roulai à toute vitesse dans les rues manquant de renverser quelques piétons trop impatient d'attendre le feux rouge et fit quelques queues de poisson, heureusement sans dégâts. J'arrivai à son appartement, je n'étais jamais entré mais il m'avait donné l'adresse au cas où. Je montai les escaliers rapidement et me retrouvai devant la porte close. personne ne répondait et de la poussière avait commencé à se former sur la poignée trop peu utilisée depuis quelques temps. je m'apprêtai à repartir quand... Bip...Bip...Bip...

- Allo? dis-je agressivement, énervé d'être retardé.
- C'est moi..., souffla une voix fatiguée.
- Louka! je te cherche partout, où es-tu?ça va?
- Oui, oui, je suis chez toi, je...
- J'arrive!

            Je raccrochai rapidement ne demandant pas de détail. Nous aurions tout le temps d'en reparler sur place. Je repris ma moto et fonça à l'appart. La porte n'était pas verrouillée et je poussai la porte d'un geste brusque. J'entrai le souffle coupé d'avoir courut et découvrit Louka allongé sur le canapé qui se redressa doucement et m'adressa un sourire timide se voulant rassurant. Je m'avançai jusqu'à lui trop heureux de le voir, quand quelque chose me figea. sa lèvre inférieur était fendu et laissait apparaître une énorme coupure rouge, son visage semblait bleuit, ses mains étaient bandées et je pouvais voir une traces rouges sur ces poignets et ses épaules: J'imaginai très bien l'état de son corps. Je relâchai mon étreinte autour de lui afin de ne pas lui faire mal.

- Qu'est-ce que...
- Il... Il m'a suivit... et... Il...

               Je passai mes doigts sur ses joues mouillées et essuya ses larmes d'un geste doux. Je lui soufflai des mots réconfortants à l'oreille tandis que de ma main droite je lui massais le dos de sorte à faire passer ses pleurs. Je le portai jusqu'à la chambre où je le déposai délicatement et commençai à le déshabiller. le simple fait de le toucher le fit frémir et je dut être le plus lent possible pour ne pas le brusquer. Je lui ôtai son pantalon et sa chemise devenue terreuse. Il avait dut aller dans un chemin de terre. Je regardai son corps éclairé seulement par la lampe de chevet. Il était blanc comme un lin mais quelle marques subsistaient. Son pyjama était sur le dossier de chaise et je le saisissais afin de lui faire mettre au moins le bas de peur qu'il attrape froid. Une fois cela finit je remontai la couverture sur lui et m'en allai doucement afin de ne pas le déranger un peu plus. Je m'asseyais devant a télé à mon tour, un plateau pizza sur les genoux. je n'arrivai pas à capter mon attention sur le programme télé trop préoccupé par l'état du jeune homme. Demain j'irai réglé ça comme il se doit: Jamais je ne le laisserait le toucher.

*****

            Le lendemain je me réveillai et sentis immédiatement des crampes envahir mes mollets. Je me relevai donc pleins de courbatures et marchai lentement vers la cuisine.
Une douce odeur de crossant vint me chatouiller les narines et je me mis à accélérer le pas. Sur la table se tenait un sac de croissants chaud fumant. je souris intérieurement et m'attabla. depuis combien de temps je n'en avais pas mangé! c'était presque trop beau pour être vrai. J'engloutis mon croissant en quelques bouchée et fis de même avec le deuxième. Soudain je remarquai un petit mot sur le comptoir. Je me levai la bouche pleine et ouvrit la petite enveloppe.

"J'ai pris des croissants j'espère que tu aimes ça. Je suis sortie, j'en ai pour quelques heures, deux maximum.
A toute à l'heure!"


Pour un dimanche il était plutôt en forme pour sortir si tôt. Je regardai l'horloge qui indiquait 10 heures tapante. Il fallait que j'honore ces fameux croissant et je décidai donc d'aller m'habiller afin de faire les courses que je n'avais pas faîtes hier pour pouvoir lui préparer un bon petit plat à son retour.

*****

            J'arrivai Au pied d'un grand immeuble, que l'on appellerai plutôt cité de nos jours. Je garai mon engin sur le trottoir et pris la route à pied. Après 10 minutes de marches, j'arrivai au bloc d'appartement qui m'intéressais et saisis le code d'entrée. Je me demandai encore comment le directeur avait été assez bête pour me laisser accéder aux données personnelles des professeurs. Comme quoi la confiance n'a pas de limites. Le code m'avait été communiqué contre quelques billets à un gamin qui traînait et cela démontrait encore la solidarité qu'il pouvait exister entre eux. J'entrai discrètement et montai les marches quatre à quatre. Ma capuche sur la tête comme toujours me donnait un air de voyou de banlieues et cela m'avais probablement évité les question inutile de la part des occupants qui m'avais vu passer. Une musique émanait de la porte, c'était à se demander comment les voisins pouvaient supporter ça à longueur de journée. Ça ne ressemblait pas à de la musique, mais plutôt à une sorte de bruit incessant. Je poussai la porte sans frapper et me retrouvais dans un bain fumée. Tout était fermé et l'on y voyait plus rien, je me bouchai le nez à l'aide de mes doigts et plissai les yeux dans le brouillard de la pièce. L'odeur était plus qu'insupportable et mes yeux me piquaient à force de rester ouvert. J'ouvris la fenêtre le plus rapidement possible et me mis à battre des bras dans tous les sens, essayant de dégager la fumée en ventilant. Tout était désormais visible. Je balayai la salle du regard: des journaux datant de deux semaines traînaient sur une table basse couverte de cendre de cigarettes, des vêtements regroupés dans les coins formaient une montagne et les bouteilles et canettes de bière ne se comptaient plus, gisant à moitié vide sur la moquette. Tout pensait à croire à un bidonville plutôt qu'à une appartement normalement entretenu .
           Deux porte fermées situées en face de l'entrée attira mon attention. Je poussai l'une d'elle. Il faisait sombre et seules quelques lampes à basse luminosité éclairait ce que je pouvais définir de sanctuaire. Les mur était recouvert de photo montrant des femmes nues, les seins dans les mains et les jambes écartées au possible. Aucun espace était vierge et je parcourais la salle des yeux dégoûtés d'autant d'obscénité. Au plafond d'autres photos étaient accrochés à de petites pinces à linges, elle même relié à un fil. C'était un décors digne d'un film d'horreur film. Il ne manquait plus que l'arrivée par surprise d'un malade mental par surprise et tout y était. Je pouvais presque comparé ça au refuge d'un violeur, cette pensée me glaça le sang. Ce n'est pas tout à fait faux en passant. Je finis de fouiller les quelques pièce restantes toutes aussi sales les unes que les autres. Comment pouvons-nous vivre dans une porcherie pareille! Un bruit grinçant se fit soudain entendre dans l'entrée. La porte était restée ouverte et je me pressai contre le mur face à la porte de sorte à voir l'homme que j'étais venus voir.

- Qui es là? aboya-t-il d'une voix grasse et enrouée.
- je vous attendais... professeur, fis-je d'une voix sèche qui se voulait autoritaire.

             L'homme qui se trouvait désormais en face de moi ressemblait plus à une épave qu'à une personne normalement constitué. L'odeur infect de l'alcool mélangé à l'eau de Cologne donnait la nausée et m'aurait fais vomir si je n'étais pas dans une telle situation. Ses vêtements étaient tachés et ne semblaient pas avoir été lavés depuis une éternité, son pantalon troué et sa chemise négligemment ouverte laissait apparaître une touffe de poil grisâtre sur son torse graisseux. Il ne ressemblait plus du tout au professeur bien distingué et propre sur lui que je voyais tous les mardi. Il me regardai comme un chien errant voulant défendre tant bien que mal le peu de territoire qu'il possédait. Il fonça tête baissée, les bras en avant. Je me poussais d'un pas rapide tandis qu'il s'écroula sur le canapé. La boisson avait dut lui monter à la tête et j'en profitai pour lui asséner un violent coup de poing le faisant s'écraser, cette fois sur la table basse. Il gémit d'un cri rauque, du sang commençait à lui dégouliner sur le front. Il tourna sa tête vers moi et me fixa de ses yeux injectés de sang. De la salive coulait sur son menton et le rendait encore plus sale. Je respirai un grand coup, gonflant mes poumons au maximum avant de le remettre au tapis encore et encore jusqu'à ce qu'il ne se relève plus.

*****

            Les courses avaient été rapide mais épuisante. J'avais dut parcourir chaque rayon avant de trouver enfin ce que je cherchai depuis une heure de course effrénée:
de la poudre vanillée!

- Le four est bien activé, le thermostat est bon, le temps de cuisson est bon et... Semha! Tu étais où? m'écriai-je en le voyant rentrer essoufflé.
- J'étais allé me balader, il fait beau, et et ne voulais pas te réveiller. Ça sent bon! Tu fais quoi?
- Un crumble aux fruits rouges! dis-je le menton relevé, fier de moi.
- Pour une fois que tu cuisine, rigola-t-il, bon je vais me doucher!
- Quand tu reviens ça sera prêt!

Il ferma la porte derrière lui et j'entendais le bruit du jet d'eau. Des questions me tiraillaient l'esprit mais je me retenait temps bien que mal à me contenir. Il était rentré plus tard qu'il ne l'avait prévu et ça ne lui ressemblait pas... je décidai de garder mes question pour tout à l'heure et me remis au fourneau en l'attendant.

Le déjeuner se passa plus lentement qu'à l'habitude et Je sentais comme une tension entre nous. On dirait presque un couple de petits vieux... remarquai-je. Il portait toujours son sweat à capuche et cela commençai à sérieusement m'agacer, d'un ce n'étais pas très poli de garder sa capuche à table où même à l'intérieur, deuxièmement ça me rassurerais de savoir à qui je parle et troisièmement... euh... je voulais voir son visage qui semblait plutôt bien fait... qu'est-ce que je raconte... La troisième raisons ne tient pas du tout la route! Je me remis à manger tout en réfléchissant à une troisième bonne raison.

- Euh, Semha... tu étais où tout à l'heure?
- Aller faire un tour je t'ai dit.
- Ah oui... où ça?
- Dans le centre ville...
- Dans le centre ville?... et pour quoi faire?
- Je t'en pose des question moi!? cria-t-il visiblement énervé par autant de questions.
- Tu crois que j'ai pas remarquer la tache que tu as sur la veste?!
- Quoi?! Mais mêle toi de tes affaires! Tu me soules à poser toujours trop de questions! Occupe toi d'abord de ton cas avant du mien! Tu ne sais même pas te défendre tout seul!
- Contrairement à toi moi j'assume et je ne me cache pas derrière une capuche! Tu n'as aucun courage, Tu n'es vraiment pas un homme!

CLAC! Le coup était parti si vite que je ne l'avais même pas vu venir. Je portai ma main à mon visage et m'en allai en courant dans ma chambre avant de refermer en claquant la porte. Je verrouillai et allai m'allonger sur mon lit en pleure. Je tendis l'oreille et perçut quelques grattement à la porte.

- Louka... je suis désolé. Je sais pas ce qui m'a prit.
- ...
- Louka! Ouvre s'il te plait! excuse moi!

Je ne bougeai pas restant enfouit dans ma couette remontée jusqu'au nez. Je l'entendis soupirer puis s'éloigner.

Posté par milou-chan à 16:22 - Sans visage [en cours] - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    Coucou

    Toujours aussi bien, milou-chan !! Louka, il faut savoir se taire quand il faut et Semha, c'est malin de le frapper ! Espèce d'empoté !


    Allez Milou, la suiteeeeeeeeee !!!!! c'est un ordre !

    Posté par origine1975, 23 mai 2009 à 17:35
  • OMG!!

    le pauvre Semha, pourquoi il s'est emporté à cause des stupide questions de Louka, mais bon j'avoue que ça fait énerve surement ^^
    j'espère qu'il vont vite se réconcilier et j'ai hâte de savoir à quoi Semha ressemble ^^

    Posté par Hana-chan, 23 mai 2009 à 19:22
  • Wha...
    Je suis contente d'avoir insisté pour avoir le chapitre... ^^

    Posté par Cessou, 24 mai 2009 à 18:21

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